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Matinale en Visioconférence :
Santé mentale des personnes migrantes

Diffusée le jeudi 19 février 2026

La Matinale en bref

Les personnes migrantes/exilées sont nombreuses à avoir vécu des événements douloureux et/ou des persécutions, que ce soit dans leur pays d’origine, tout au long de leur parcours migratoire ou depuis leur arrivée en France. S’y ajoutent les conséquences du déracinement, de l’incertitude liée au statut administratif et des conditions de vie difficiles dans leur pays d’accueil. Or, la santé mentale est un préalable à l’intégration : elle influe sur la capacité à se raconter pour obtenir l’asile, à apprendre le français, à obtenir un emploi, à se sentir chez soi en France, à faire confiance aux autres.

Préserver ou restaurer la santé mentale de cette population implique de travailler sur des points spécifiques : inclusion de l’interprétariatformation renforcée sur certains aspects, collaboration nécessaire entre différents professionnels.

Ces présentations seront suivies d’un temps d’échanges avec les 2 intervenantes.

Une sélection de ressources sera mise à disposition de l’ensemble des participants.

Intervenantes :

  • Claire Mestre, psychiatre-psychothérapeute et anthropologue, à l’origine de consultations transculturelles au Centre hospitalier universitaire de Bordeaux
  • Charline Baudry, coordinatrice du dispositif AGIR Hautes-Pyrénées (Accompagnement Global et Individualisé des Réfugiés)

Retours des participants :

308

Participants et intervenants connectés en direct

Les apports de la Matinale ont permis aux participants de :

Découvrir des projets
0%
Construire leurs projets
0%
Apports difficiles à intégrer en pratique
0%
Satisfaction globale
0%

Évalué sur la base de 206 répondants.

Vous pouvez voir ou revoir la retransmission de la visioconférence :

Vous avez vu la Matinale ? Vous avez la parole !

Vous avez visionné la Matinale en replay ? Vous pouvez toujours répondre à ce court questionnaire pour nous aider à améliorer le format des Matinales du Drapps :

Pour aller plus loin :

Présentation des intervenantes :

Consultez et téléchargez les présentations PowerPoint diffusées pendant la visioconférence :

Vous trouverez également ci-dessous des ressources en lien avec les interventions.

Réponses aux questions :

Pendant la Matinale, certaines questions adressées aux intervenantes n’ont pas pu être traitée. Nous les leurs avons fait parvenir après la visioconférence, retrouvez ici leurs réponses :   

Questions pour Mme Claire MESTRE :

1.

Comment éviter les processus d’acculturation parfois inévitables en contexte de migration, tout en permettant le maintien de doubles cultures ?

L’acculturation (le a n’étant pas privatif mais étant ad aller vers une autre culture) est inévitable. Le changement de lieu s’accompagne d’une acculturation, c’est universel. Les migrants sont souvent conscients de tout cela et toute la finesse de cette acculturation est de « mixer » plusieurs ingrédients, sans renoncer au plus important de sa culture et de ce qu’on veut transmettre. Ce mouvement néanmoins devrait se faire le moins brutalement possible et dans des conditions sociales et administratives les plus confortables.  Or, c’est cela qui pose le plus problème.

2.

Cet accueil et cet accompagnement dans le contexte des consultations transculturelles existent-ils uniquement à Bordeaux ou sont-ils également proposés dans d’autres régions ?

  • Sont-elles animées par des bénévoles ou bien des professionnels ? Comment sont financés ces ateliers ?

Les consultations transculturelles existent sur tout le territoire (Paris, Caen, Brest, Nantes, Toulouse, Marseille, etc.), soit dans des services existants, soit dans des associations. La notre a l’originalité de ne faire que l’accueil des migrants sur un plan psychique et de le faire en étroite collaboration avec une association Ethnotopies.

3.

Avez-vous des partenariats avec les maternités, qui constituent souvent la première porte d’entrée pour ces femmes enceintes, isolées, et porteuses de traumatismes ?

Nous sommes en lien avec la PASS de la maternité et des sages femmes du conseil départemental.

4.

Comment sont orientées les personnes vers l’accompagnement « Ethnotopies » ?

Ce sont ls soignants, travailleurs sociaux et bénévoles qui nous orientent les personnes et nous les accueillons (liste d’attente) si la demande remplit les critères : langue, mode d’expression de la souffrance, cumul des précarités ; psychotraumatismes.

Questions pour Mme Charline BAUDRY :

1.

La nationalité ou le pays d’origine des personnes réfugiées influencent-ils la rapidité des procédures administratives ?

2.

Avez-vous une idée des personnes migrantes qui restent invisibles et qui n’ont donc pas accès aux démarches d’accompagnement ?

Celles qui sont hébergées chez des tiers mais certaines d’entre elles font appel malgré tout au 115 et peuvent être identifiées par le SIAO 115.